Fiche de parrainage

Au centre scolaire de l’association L’Enfant D’abord, on trouve :

 

  • Le « Jardin des Lutins » : structure préscolaire pour les 3/7 ans

  • « L’école élémentaire Yaye Mariama Ba » : l’école primaire pour les 7/13 ans

  • La classe « Passerelle » : enfants en obligation scolaire mais en décrochage scolaire

  • Des élèves préparant un diplôme professionnel ; nous travaillons avec le Centre de Formation Professionnelle de Niague, reconnu par le Ministère de l’éducation nationale.

 

Nous suivons le programme sénégalais mais en y intégrant une pédagogie et des outils occidentaux.

Nos enseignants sont recrutés sur la base de leurs compétences professionnelles, mais aussi sur leur implication dans le projet social développé par l’association. La non-violence et l’ouverture à d’autres pédagogies sont des préalables incontournables pour travailler dans notre structure.

 

Le parrainage consiste à financer la scolarité d’un enfant ou d’un jeune et s’applique à des élèves de 3 à 18 ans. Pour le Jardin des Lutins et le Centre de Formation professionnelle, un soutien financier  est indispensable afin de permettre l’accès à la scolarité. Pour les élèves de l’école élémentaire et de la classe « Passerelle », le parrainage est une alternative à la scolarité à l’école publique, sinistrée et dans l’impossibilité de répondre positivement sur le plan de la qualité des enseignements.

 

Le coût s’élève à 150 € par an et par enfant à compter de la rentrée 2020, toutes classes confondues,  pour tous les nouveaux parrainages, ainsi que pour les élèves passant du Jardin des Lutins à l’école Yaye Mariama Ba.

Pour les Lutins précédemment parrainés, merci de nous consulter.

Le Jardin des Lutins

 

Le parrainage à l’association « L’Enfant d’Abord »permet à un enfant d’âge pré-scolaire (3 à 6 ans) de bénéficier de l’enseignement de l’école maternelle. Au Sénégal, cet enseignement reste rare (3% des enfants) et s’avère pourtant indispensable.

Notre  critère de choix concernant  l’enfant est sa situation socio-économique. C’est pour nous le critère le plus important. Nous privilégions les plus démunis ou ceux qui vivent une situation particulière (orphelin, par exemple) qui fragilise sa future insertion socio-professionnelle.

Nous évaluons aussi le désir des parents et leur attitude vis-à-vis de la scolarité (l’école n’est pas une garderie !). Un accord moral est passé avec eux, concernant notamment l’absentéisme. En cas d’absence de l’enfant, une visite est systématiquement rendue à la famille.

Le parrain reçoit régulièrement des nouvelles de son filleul, des photos de l’enfant, de son environnement et de ses cahiers. Il peut ainsi suivre ses progrès.

Pourquoi le jardin d’enfants est-il payant ?

 

Le jardin d’enfants est une école maternelle privée associative. Les écoles maternelles gratuites sont peu nombreuses au Sénégal et plutôt concentrées dans les grandes villes.

 

Pourquoi est-il important que l’enfant fréquente le jardin d’enfants ?

 

Les enfants entrent à l’école élémentaire à l’âge de 7 ans. La 1ère année est appelée Classe d’Initiation (CI), un ersatz de maternelle. Puis le cycle comprend 5 classes, comme en France : CP, CE1, CE2, CM1 et CM2. Un concours d’entrée valide l’entrée en 6ème (collège).

Les enfants de notre zone sont majoritairement issus de l’ethnie peulhe. A l’âge de 7 ans, ils ne parlent que le peulh mais, à l’école, la scolarité se fait en français qui est, pour tous, une langue étrangère.

L’enseignant n’est pas toujours peulh, il vient souvent d’une autre ethnie. Il va alors utiliser un dialecte, le wolof qui est une langue véhiculaire parlée et comprise partout dans le Sénégal…mais que nos petits ne connaissent pas encore. Comprendre le maitre s’avère donc difficile.

S’ajoute une difficulté supplémentaire : à l’entrée à l’école, les enfants n’ont jamais tenu un crayon ni fait de coloriages. Reproduire les lettres en suivant un sens d’écriture est donc un exercice très difficile pour eux.

 

Notons enfin que les classes de l’école publique sont surchargées (60 élèves en CE1 à l’école publique cette année et aucun ne sait lire !) et que l’enseignant est seul dans sa classe, sans aucune aide.

 

Le contexte familial et social n’est pas porteur. Pour la grande majorité d’entre eux, les parents sont illettrés et n’ont jamais fréquenté l’école. Le fonctionnement, les besoins, les exigences de l’Institution scolaire leur restent étrangers. L’enfant n’est donc pas stimulé ni soutenu. Toutes ces raisons expliquent pourquoi seuls 40% des élèves entrants en CI atteindront le CM2. Et très peu parviendront à l’Université. Beaucoup quitteront le collège sans diplôme et n’accèderont pas à une formation professionnelle qui est payante.

 

Le jardin d’enfants place l’enfant dans un environnement favorable à l’acquisition des compétences scolaires. Les résultats de ses enfants, leur attitude face à l’apprentissage sont significativement bien meilleurs que ceux des élèves ayant débuté leur scolarité en CI.

Au Jardin des Lutins, nous ne dépassons pas 25 enfants par classe.

Au Sénégal, comme ailleurs, le monde évolue. Les modes de vie traditionnels tendent à disparaitre. L’avenir appartient à ceux qui sont capables de poursuivre des études en français. Les autres devront se contenter d’emplois subalternes sous-payés, ou vivre de la charité de leur famille, pratique qui tend à diminuer par manque de moyens financiers. Les filles seront mariées, souvent jeunes et deviendront les « bonnes » de leur belle-famille. Les garçons trouveront à s’employer à des travaux ingrats et mal payés.

 

On n’apprend rien le ventre vide !

 

Niague Peulh est un village de brousse économiquement sinistré. Les enfants souffrent tous de carences alimentaires en calcium, protéines et vitamines. La ration alimentaire quotidienne est souvent insuffisante, compensée par des produits industriels peu onéreux mais catastrophiques sur le plan diététique (chips, bonbons..). L’UNICEF estime que 75 % des enfants sont anémiés.

Au Jardin des Lutins, chaque jour, les enfants reçoivent un petit déjeuner comprenant un produit laitier, du pain ou des céréales et des protéines végétales.

Puis, on leur propose un gouter composé de céréales, sucres lents et un jus de fruits. Les ingrédients sont des produits locaux, choisis pour leurs qualités nutritionnelles, en lien avec des médecins. Les plats sont préparés chaque jour sur place. Cette action s’inscrit dans notre programme de lutte contre la malnutrition.

L’école élémentaire Yaye Mariama Ba

 

A la rentrée 2019, nous avons ouvert  2 classes : le CI (Classe d’Initiation) et le CP. Le CE1 ouvrira à la rentrée 2020, suivi d’une classe supplémentaire chaque année.

Le CI fait suite à la grande section de maternelle du Jardin d’enfants ; nous avons choisi d’ouvrir cette classe afin de poursuivre le travail engagé avec nos élèves.

Le CP accueille 16 filles repérées comme intelligentes mais qui ne s’adaptent pas à l’environnement scolaire proposé par l’école publique dont les effectifs sont pléthoriques. Elles font à présent partie des effectifs permanents de l’école.

La classe « Passerelle »

Beaucoup d’enfants se retrouvent en échec scolaire à l’école publique, à l’âge de 13 ans, sans possibilité de terminer leur cycle élémentaire. Pour les filles, le danger réside dans le mariage forcé ; pour les garçons, ils s’emploient comme journaliers, sans réelle perspective d’insertion professionnelle.

Nous avons décidé d’ouvrir une classe spéciale afin de préparer correctement ces jeunes à l’entrée en formation professionnelle, au moyen d’un programme pédagogique adapté et en collaboration avec le centre de formation professionnelle. L’objectif est de placer ces jeunes dans les meilleures conditions pour l’obtention de leur diplôme professionnelle.

 

Le Centre de Formation Professionnelle

Ce centre se trouve à 3 km de Niague Peulh et s’adresse aux jeunes à partir de 16 ans. On y apprend la cuisine, la couture et la mécanique. Les 3 années de formation sont sanctionnées par un diplôme professionnel.

Dans la pratique, ce centre accueille des jeunes filles de 13 ans en échec scolaire. La règle des 16 ans n’est pas respectée afin de protéger ces jeunes filles d’un mariage forcé. Mais les résultats obtenus sur le plan didactique n’est pas au rendez-vous car les élèves ont un niveau scolaire trop bas.

Les prolongements du parrainage

 

Grâce au parrainage, nous pénétrons dans l’intimité des familles et comprenons mieux leurs besoins. Ainsi, nous fournissons des fournitures scolaires et des vêtements aux autres enfants de la famille et nous tissons un lien de confiance avec les parents.

Nous invitons les parents à venir au Jardin des Lutins, à nous aider lors de manifestations ou pour des petits travaux, ce qui permet de restaurer leur dignité.

Les parents d’élèves ont leur propre association qui va permettre le développement d’actions de sensibilisation et de prévention dans le domaine de l’éducation et de la santé. Les mamans vont être conviées à participer avec leurs enfants à l’aménagement d’un potager dont les produits seront destinés aux repas des enfants.

Lake Retba, Senegal

(00 221) 776970622

©2019 by Les Enfants d'Abord.